Ma chaîne de vidéos pilotée par Claude CodeLeçon 1 sur 13 · Introduction · 6 min
Pourquoi je n'ouvre jamais de logiciel de montage
Gratuite
Le principe de toute la chaîne : on écrit un texte, la machine fabrique la vidéo. Ce que ça change quand on publie des centaines de vidéos, et le rôle exact de Claude Code.
Avant de commencer : ce qu’il te faut
Ton ordinateur
Windows 10 (1809) ou 11, macOS 13 ou plus, ou Linux : sans carte graphique exigée pour fabriquer les vidéos
Toute ma chaîne tourne sous Windows 11. Claude Code demande au moins 4 Go de mémoire vive.
Pour la voix clonée : une carte NVIDIA avec 8 Go de mémoire vidéo ou plus, et une dizaine de Go libres
Chiffre de la documentation de VoxCPM2. J'ai une RTX 5070 Ti de 16 Go. Sur un Mac à puce Apple, VoxCPM utilise la puce graphique (non testé).
Tes comptes
Un abonnement Claude Pro, Max, Team ou Enterprise, ou un compte Claude Console
L'offre gratuite de claude.ai ne comprend pas Claude Code.
À installer
Claude Code
L'assistant de programmation qui fait tourner la chaîne avec moi, dans le terminal.
Page d’installation : code.claude.com
Pour vérifier, tape
claude --version: un numéro de version s’affiche.Node.js 22 ou plus récent
Exigé par HyperFrames, l'outil libre qui transforme une page web animée en vidéo MP4.
Page d’installation : nodejs.org
Pour vérifier, tape
node -v: un numéro de version s’affiche.ffmpeg
Pour assembler la vidéo, puis découper, mesurer et mixer le son en ligne de commande.
Page d’installation : ffmpeg.org
Pour vérifier, tape
ffmpeg -version: un numéro de version s’affiche.Python 3.12
Pour les scripts de production, de voix et de tri. VoxCPM2 accepte Python 3.10 à 3.12, pas la 3.13.
Page d’installation : python.org
Pour vérifier, tape
python3 --version: un numéro de version s’affiche.PyTorch 2.8 pour CUDA 12.8, seulement pour la voix clonée
La bibliothèque qui fait tourner le modèle de voix sur la carte graphique. Les cartes RTX 50 demandent les paquets CUDA 12.8.
git
Pour garder l'historique de chaque fiche, de chaque script et des règles du projet.
Page d’installation : git-scm.com
Pour vérifier, tape
git --version: un numéro de version s’affiche.
Ce que tu sais déjà faire
Lancer une commande dans un terminal, et lire du JavaScript ou du Python
Pas encore installé ? Le guide pas à pas montre chaque étape pour Windows, macOS et Linux.
Le constat
Monter une vidéo à la main, c'est refaire toujours les mêmes gestes : placer un titre, caler un texte, choisir une musique, exporter. Pour une vidéo, ça va. Pour deux cents, c'est un métier à plein temps.
Ma chaîne de conseils pour développeurs, linedev, compte aujourd'hui plus de 250 shorts. Ce sont des vidéos verticales de 20 à 45 secondes, pour TikTok, Instagram et YouTube. Aucune n'a été montée dans un logiciel de montage.
Le principe : le texte d'abord, la machine ensuite
Chaque short part d'un texte : une fiche qui dit ce qu'on apprend, le code à montrer et le résultat attendu. Tout le reste se fabrique à partir de cette fiche : l'image, la musique, la couverture, et même les légendes à coller sur chaque réseau.
Chargement du schéma…
C'est le principe écrit en tête du fichier de règles du projet, celui que Claude relit à chaque session : « le client fournit du texte, Claude génère tout le reste ». Le client, c'est moi. Pas de tournage, pas d'enregistrement pour chaque vidéo.
Une vidéo, c'est du code
L'outil qui transforme la page en vidéo s'appelle HyperFrames. C'est un projet libre de HeyGen, sous licence Apache 2.0 : gratuit, y compris pour un usage commercial. On écrit une page web : du HTML, du CSS et des animations GSAP, une bibliothèque d'animation en JavaScript. Quelques attributs disent quand chaque élément apparaît et combien de temps il reste.
HyperFrames ouvre ensuite la page dans un Chrome sans fenêtre, se place sur chaque image l'une après l'autre, et assemble le tout en MP4 avec ffmpeg. ffmpeg est l'outil libre de référence pour lire, découper et assembler le son et la vidéo en ligne de commande. Le rendu est déterministe : la même page donne la même vidéo.
Pour un développeur, c'est un terrain connu. Une composition se lit, se relit et se versionne dans git, l'outil qui garde l'historique de chaque changement, comme n'importe quel code.
Ce que ça change, concrètement
Trois exemples réels, tous de septembre 2026 :
- Changer la musique partout. Quand j'ai voulu des musiques plus rythmées, 221 shorts ont reçu leur nouvelle bande son en une seule commande. L'image n'a pas été réencodée : elle est restée identique au bit près.
- Ajouter une mascotte partout. Un petit personnage, le Curseur, est apparu sur les 244 shorts pas encore envoyés, en une seule passe. Il a suffi de l'ajouter au modèle commun et de relancer.
- Ne jamais montrer un résultat faux. Le code de chaque fiche est réellement exécuté avant le rendu, et sa sortie est comparée au résultat affiché. Si les deux diffèrent, la fabrication s'arrête.
Et une identité constante : mêmes polices, mêmes couleurs, même rythme de lecture, parce que le modèle l'impose à chaque vidéo.
Ce que je n'utilise pas
Pas de Premiere Pro, pas de Photoshop sur ce projet. Il n'y a aucun rush à monter, ces prises filmées brutes qu'on trie et qu'on coupe. Les couvertures sont des images tirées de la composition elle-même : elles ressemblent donc toujours à la vidéo.
Soyons honnêtes : cette méthode ne remplace pas tout le montage. Une vidéo face caméra, avec des prises à couper, se monte encore dans un vrai logiciel. La chaîne de cette formation sert aux vidéos qui naissent d'un texte : conseils de code, schémas, présentations de sites avec une voix off.
Et Claude Code dans tout ça ?
Claude Code est l'assistant de programmation d'Anthropic qui travaille dans le terminal, la fenêtre où l'on tape des commandes. Chez moi, il écrit les fiches avec moi, lance la fabrication, regarde les images de contrôle et corrige. Les scripts de la chaîne eux-mêmes, en Python et en JavaScript, ont été écrits avec lui, session après session. Si tu ne l'as jamais lancé, la formation Claude Code : bien démarrer part de zéro.
Il ne travaille pas « au feeling ». Il suit des règles écrites dans des fichiers qu'il relit à chaque session. Quand une erreur coûte cher, elle devient une règle écrite, ou mieux, un contrôle dans le code. Elle ne revient pas.
Ce qu'il te faut
Toute ma chaîne tourne sur un PC sous Windows 11. Les outils existent aussi pour macOS et Linux, et les leçons donnent les commandes des deux. Mais c'est sous Windows que je les fais tourner chaque jour.
Pour fabriquer les vidéos, aucun de ces outils ne demande de carte graphique particulière dans sa documentation :
- Claude Code, avec un abonnement Claude Pro, Max, Team ou Enterprise, ou un compte Claude Console. L'offre gratuite de claude.ai ne le comprend pas. Il demande Windows 10 (version 1809) ou plus récent, macOS 13 ou plus récent, ou un Linux comme Ubuntu 20.04, et 4 Go de mémoire vive.
- Node.js 22 ou plus récent, qui fait tourner du JavaScript hors du navigateur. HyperFrames l'exige.
- ffmpeg, pour assembler la vidéo et travailler le son.
- Python 3, le langage de mes scripts de production.
- git, pour garder l'historique de chaque fiche.
La voix clonée demande beaucoup plus. Le modèle que j'utilise, VoxCPM2, a besoin d'environ 8 Go de mémoire vidéo d'après sa documentation. La mémoire vidéo, c'est celle de la carte graphique, distincte de la mémoire vive. J'ai une carte NVIDIA RTX 5070 Ti de 16 Go.
Sur un Mac à puce Apple, VoxCPM sait utiliser la puce graphique, d'après sa documentation. Je ne l'ai pas essayé. Prévois aussi de la place : le modèle de voix pèse environ 5 Go à lui seul.
Si tu ne veux pas de voix, la première liste suffit : mes shorts de code n'en ont pas. Rien à installer aujourd'hui : chaque leçon donne les commandes d'installation, avec leur lien officiel, au moment où l'outil sert.
Ce que la suite de la formation t'apporte
La leçon suivante, en accès libre elle aussi, ouvre une vraie fiche de short et montre ce qu'elle contient. Ensuite, la formation déroule toute la chaîne, avec les vrais fichiers et les vraies erreurs :
- Le gabarit : un seul modèle HTML pour des centaines de vidéos, et les garde-fous qui refusent une fiche mal faite.
- La mémoire de Claude Code : le fichier CLAUDE.md, les skills et la mémoire automatique, pour ne jamais tout réexpliquer.
- La voix : cloner sa voix sur sa propre machine, choisir la bonne référence, trier les prises à la mesure.
- Le son : des musiques libres de droits choisies par mesure, et un mixage où la voix passe toujours devant.
- La publication : des hashtags qui existent vraiment, et une validation humaine avant chaque envoi.
Sources
- Claude Code, « Advanced setup » (systèmes et mémoire demandés, abonnements qui donnent accès à Claude Code) : https://code.claude.com/docs/en/setup — vérifié le 19 octobre 2026.
- HyperFrames, dépôt officiel de HeyGen (licence Apache 2.0, Node.js 22 et FFmpeg exigés, rendu dans Chrome sans interface puis encodage FFmpeg) : https://github.com/heygen-com/hyperframes — vérifié le 19 octobre 2026.
- VoxCPM2, dépôt officiel d'OpenBMB (environ 8 Go de mémoire vidéo, puce graphique des Mac Apple prise en charge) et fiche du modèle (environ 5 Go de fichiers) : https://github.com/OpenBMB/VoxCPM et https://huggingface.co/openbmb/VoxCPM2 — vérifiés le 19 octobre 2026.