Les skills : apprendre un savoir-faire à ClaudeLeçon 1 sur 9 · Introduction · 5 min
Un skill, c'est un savoir-faire rangé dans un dossier
Gratuite
Ce qu'est un skill, pourquoi Claude ne le lit en entier qu'au moment où il sert, et en quoi il diffère d'un CLAUDE.md qui grossit. À la fin, tu sais repérer ce qui mérite de devenir un skill.
Avant de commencer : ce qu’il te faut
Ton ordinateur
macOS 13, Windows 10 (version 1809), Ubuntu 20.04, Debian 10 ou Alpine 3.19 et plus récents, avec 4 Go de mémoire
Processeur x64 ou ARM64 et connexion internet. Les liens symboliques de la leçon sur Codex demandent, sous Windows, les droits administrateur ou le mode développeur.
Tes comptes
Un abonnement Claude Pro, Max, Team ou Enterprise, ou un compte Console
L'offre gratuite de claude.ai ne donne pas accès à Claude Code.
À installer
Claude Code, version 2.1.252 ou plus récente
claude plugin validate existe depuis la 2.1.233, /skill-doctor depuis la 2.1.252. L'installation native se met à jour seule.
Page d’installation : code.claude.com
Pour vérifier, tape
claude --version: un numéro de version s’affiche.Un éditeur de texte pour écrire tes SKILL.md, comme VS Code
N'importe quel éditeur convient, le Bloc-notes compris.
Python 3, pour les leçons sur les scripts et sur skill-creator
Sur macOS et Linux, la commande s'appelle souvent python3 : vérifie alors avec python3 --version.
Page d’installation : python.org
Pour vérifier, tape
python --version: un numéro de version s’affiche.Codex CLI (facultatif)
Pour la leçon qui partage un même skill avec Codex. Il demande un compte ChatGPT, ou une autre méthode de connexion, au premier lancement.
Ce que tu sais déjà faire
Ouvrir un terminal et y lancer une commande
Écrire un fichier texte en Markdown : titres, listes, blocs de code
Pas encore installé ? Le guide pas à pas montre chaque étape pour Windows, macOS et Linux.
La consigne que tu répètes
Tu connais la scène. Tu demandes à Claude de relire tes changements avant un commit, et tu lui recolles la même liste : pas de console.log, pas de secret en dur, un test pour chaque fonction touchée. La semaine suivante, tu recommences.
Chaque fois que tu recopies une consigne, tu perds du temps. Et tu finis par en oublier un morceau. Un skill règle ça : tu écris la consigne une fois, dans un fichier, et Claude la retrouve seul quand ta demande s'y prête.
Un dossier et un fichier
Un skill, c'est un dossier. Dedans, un seul fichier obligatoire : SKILL.md. Il commence par un en-tête entre deux lignes ---, qu'on appelle le frontmatter. Viennent ensuite les instructions, en Markdown : du texte simple où # fait un titre et - une liste.
---
name: revue
description: "Relit les changements en cours avant un commit et signale les oublis : console.log, secret en dur, test manquant. À utiliser quand l'utilisateur demande de relire ses changements ou de préparer un commit."
---
Lance `git diff HEAD` et relis chaque fichier modifié.
Signale, fichier par fichier :
- le code de débogage oublié (console.log, var_dump, dd) ;
- les clés, mots de passe ou jetons écrits en dur ;
- une fonction modifiée sans test qui la couvre.
Termine par une seule ligne : « prêt à commiter » ou « à corriger ».C'est tout. Rangé dans ~/.claude/skills/revue/SKILL.md, ce skill sert dans tous tes projets. Tu peux le lancer toi-même en tapant /revue. Ou laisser Claude s'en servir quand tu écris « relis mes changements ».
Chargé seulement quand il sert
C'est le point qui change tout. Au démarrage d'une session, Claude ne lit pas tes skills en entier. Il lit seulement leur nom et leur description : environ 100 tokens par skill, selon la documentation d'Anthropic. Un token, c'est un morceau de mot, l'unité qui mesure ce que Claude garde en tête (son contexte).
Quand ta demande correspond à une description, Claude charge le SKILL.md complet. Et si le skill cite d'autres fichiers, comme une documentation ou un script, il ne les ouvre que s'il en a besoin. Anthropic appelle ça le chargement progressif (progressive disclosure).
Chargement du schéma…
Conséquence directe : tu peux installer des dizaines de skills. Tant qu'ils dorment, chacun ne coûte que sa description.
Pourquoi pas tout dans CLAUDE.md ?
CLAUDE.md, c'est le fichier d'instructions que Claude Code lit au début de chaque session (il a sa propre formation, CLAUDE.md : ne plus jamais tout réexpliquer). Tout ce qu'il contient est chargé à chaque fois, utile ou non. La documentation conseille de rester sous 200 lignes par fichier. Elle dit aussi de sortir en skill toute procédure en plusieurs étapes.
Je parle d'expérience. Le CLAUDE.md de ma chaîne de vidéos pèse près de 65 Ko, relus à chaque conversation. Si j'y avais ajouté les procédures détaillées, il serait bien plus lourd encore. Elles vivent dans quatre skills du projet : rédiger les fiches, produire un short, une promo, une démo. Chacun ne se charge que le jour où je lance sa tâche.
Ce qui mérite de devenir un skill
Pose-toi une question : « Est-ce que j'ai déjà expliqué ça deux fois ? » Si oui, c'est un candidat. La documentation de Claude Code le dit presque mot pour mot : crée un skill quand tu recolles les mêmes instructions, la même check-list ou la même procédure.
Voici les miens, pour te donner des idées :
/nouveau-tipproduit un short à partir d'une fiche ;/rediger-fichesrédige en lot les fiches d'une série ;/harmonizepropage un renommage dans tout un projet Laravel ;/ux-auditaudite l'accessibilité d'une interface ;client-doc-generatorgénère la documentation Word d'une application pour un client, avec son propre script Python.
Tu remarques le point commun : ce sont des tâches, pas des faits. Un fait (« on utilise pnpm ») va dans CLAUDE.md. Une façon de faire en dix étapes devient un skill.
Un standard, pas une astuce maison
Les skills suivent un standard ouvert, Agent Skills (agentskills.io). Claude Code l'étend avec quelques options à lui. Mais le cœur reste le même partout : un dossier, un SKILL.md, un nom, une description.
Codex, l'agent de code d'OpenAI, s'appuie sur ce même standard. Un skill bien écrit peut donc servir à tes deux outils. On verra comment dans le dernier chapitre.
Ce qu'il te faut
- Claude Code, installé et connecté. Il tourne sous macOS 13, Windows 10 (version 1809), Ubuntu 20.04, Debian 10, Alpine 3.19 et plus récents, avec 4 Go de mémoire vive. La page d'installation officielle donne la commande de ton système. Vérifie avec
claude --version. - Un abonnement Pro, Max, Team ou Enterprise, ou un compte Console. L'offre gratuite de claude.ai ne donne pas accès à Claude Code.
- Un éditeur de texte pour écrire tes
SKILL.md, comme VS Code ou le Bloc-notes. - Pour les leçons sur les scripts et sur skill-creator, Python 3. Vérifie avec
python --versionsous Windows,python3 --versionsur macOS et Linux. - Pour la leçon sur Codex, facultative, la ligne de commande Codex et un compte ChatGPT.
Débutant avec Claude Code ? Commence par la formation Claude Code : bien démarrer.
Ce que tu vas apprendre ensuite
Dans la leçon suivante, je t'ouvre le vrai skill qui fabrique mes vidéos. Tu verras ce qu'il contient, ce qu'il déclenche quand je tape une commande, et les erreurs qu'il m'empêche de refaire.
La suite de la formation t'apprend à écrire les tiens :
- l'anatomie complète d'un
SKILL.md, avec toutes ses options ; - où le ranger : pour toi, pour ton équipe, ou dans un plugin ;
- la description qui le déclenche au bon moment, et jamais à côté ;
- les scripts qui font le travail sans remplir le contexte ;
- skill-creator pour le tester, et le même skill pour Claude et Codex.