Tes images et tes photos avec ComfyUILeçon 1 sur 9 · Introduction · 5 min
ComfyUI en une image : des blocs reliés
Gratuite
Ce qu'est ComfyUI, ce qu'est un modèle, comment des blocs reliés (les nœuds) forment un workflow qui fabrique une image, et la différence entre ComfyUI sur ta machine et Comfy Cloud.
Avant de commencer : ce qu’il te faut
Ton ordinateur
Windows 10 ou plus récent, macOS 13 ou plus récent sur puce Apple (M1 et suivantes), ou Linux
Ubuntu 22.04 ou plus récent est conseillé sous Linux. Les Mac à processeur Intel ne sont pas pris en charge par Comfy Desktop : Comfy Cloud prend le relais.
Une carte graphique dédiée NVIDIA ou AMD, recommandée mais pas obligatoire
Sa mémoire vidéo (VRAM) décide des modèles possibles : 16 Go pour Z-Image Turbo, environ 13 Go pour FLUX.2 klein 4B, d'après leurs fiches officielles.
8 Go de mémoire vive au minimum, 16 Go conseillés, et une trentaine de Go libres sur ton disque
4,85 Go par installation de ComfyUI, sans les modèles. Puis 2,1 Go pour le modèle de la première image et environ 21 Go pour Z-Image Turbo.
Tes comptes
Aucun pour ComfyUI sur ta machine ; un abonnement Comfy Cloud si ton PC ne suffit pas
5 générations offertes aux nouveaux comptes, puis à partir de 20 dollars par mois (prix relevés le 19 octobre 2026).
Un abonnement Claude Pro ou plus, seulement pour la leçon où Claude Code pilote ComfyUI
L'offre gratuite de claude.ai ne donne pas accès à Claude Code.
À installer
Comfy Desktop
L'application officielle : elle installe ComfyUI, son Python et le gestionnaire de nœuds pour toi. Installation pas à pas dans la troisième leçon.
Claude Code
Seulement pour la leçon où il pilote ComfyUI.
Page d’installation : code.claude.com
Pour vérifier, tape
claude --version: un numéro de version s’affiche.Python 3
Pour lancer le petit script de la leçon sur Claude Code. Sur macOS et Linux, la commande s'appelle souvent python3.
Page d’installation : python.org
Pour vérifier, tape
python --version: un numéro de version s’affiche.
Ce que tu sais déjà faire
Télécharger un fichier et le ranger dans un dossier précis
Lancer une session Claude Code dans un dossier, pour la leçon où il pilote ComfyUI
Pas encore installé ? Le guide pas à pas montre chaque étape pour Windows, macOS et Linux.
Une image qui n'existe nulle part ailleurs
Tu as besoin d'une image : le fond d'une page, une miniature de vidéo, une photo d'ambiance pour un client. Les banques d'images, tout le monde y pioche. Tu veux une image faite pour ton projet, et rien que pour lui.
C'est le travail d'un modèle de génération d'images : un programme entraîné sur un très grand nombre d'images, qui fabrique une image à partir d'une phrase. On appelle cette phrase la demande, ou le prompt.
ComfyUI est le logiciel qui fait tourner ces modèles. Il est gratuit, et son code est publié sous licence GPL-3.0. Tu l'installes sur ta machine, ou tu l'utilises en ligne.
Un modèle, c'est un fichier
Un modèle se présente sous la forme d'un gros fichier, souvent terminé par .safetensors. Il contient les poids du modèle : des millions, souvent des milliards de nombres réglés pendant l'entraînement. Ce sont eux qui « savent » dessiner.
Ce fichier ne fait rien tout seul. Il faut un programme qui le charge, lui donne ta demande et récupère l'image. C'est le rôle de ComfyUI. Garde cette image en tête : ComfyUI est l'atelier, le modèle est la machine que tu poses dessus.
Chaque modèle a ses forces, sa taille et sa licence, c'est-à-dire ce que tu as le droit d'en faire. Tu verras dans le deuxième chapitre que ce dernier point compte autant que la qualité.
Des blocs reliés : les nœuds
La plupart des logiciels d'images cachent leurs étapes derrière un bouton. ComfyUI les montre. Son dépôt officiel le présente comme un graphe de nœuds visuel, pour construire et réutiliser des workflows d'images, de vidéo, d'audio, de 3D et de texte, sans écrire de code.
Un nœud, c'est un bloc qui fait une seule chose. Il a des entrées d'un côté, des sorties de l'autre, et parfois des réglages au milieu. Tu relies la sortie d'un nœud à l'entrée d'un autre avec un fil.
Un workflow, c'est l'ensemble des nœuds et de leurs fils : la recette complète, de ta demande jusqu'au fichier image.
Le workflow de base, nœud par nœud
Quand tu ouvres ComfyUI pour la première fois, il charge en général un workflow de base. Il tient en quelques nœuds. Voici ce que fait chacun, d'après la documentation officielle.
- Load Checkpoint charge le modèle. Un « checkpoint » est un fichier qui contient trois pièces : le modèle qui dessine, l'encodeur de texte (CLIP) et le VAE.
- CLIP Text Encode transforme ta demande en nombres que le modèle comprend. Il y en a deux : la demande positive, ce que tu veux voir, et la demande négative, ce que tu ne veux pas.
- Empty Latent Image crée la toile de départ, remplie de bruit. C'est là que tu choisis la taille de l'image.
- KSampler est le cœur du workflow. Il retire le bruit pas à pas, guidé par ta demande.
- VAE Decode convertit le résultat en vraie image, faite de pixels.
- Save Image affiche l'image et l'enregistre dans le dossier
outputde ComfyUI.
Chargement du schéma…
Pourquoi partir du bruit
Ces modèles partent d'une image faite uniquement de bruit, comme la neige d'une vieille télé. À chaque étape, le KSampler enlève un peu de bruit pour aller vers une image qui colle à ta demande. On appelle ça le débruitage.
Ce travail se fait dans un espace de travail abstrait, l'espace latent, et pas directement sur les pixels. Le VAE fait l'aller-retour entre les deux. Pour l'instant, retiens une seule règle de la documentation : plus d'étapes donnent plus de détails, mais demandent plus de temps.
Un workflow tient dans une image
Le dépôt officiel le précise : si tu fais glisser dans ComfyUI une image PNG qu'il a générée, il recharge le workflow complet qui l'a produite. Les nœuds, les fils, les réglages et la demande reviennent.
C'est très pratique. Tu retrouves comment tu as obtenu une image, même des semaines plus tard. Et tu partages une recette en envoyant simplement l'image.
Sur ta machine ou en ligne
ComfyUI tourne à deux endroits.
- Sur ta machine, avec l'application officielle Comfy Desktop, pour Windows, macOS sur puce Apple et Linux. Tu choisis la version de ComfyUI, ses nœuds et ses options, et tout fonctionne hors ligne une fois installé. Il faut une machine assez solide : c'est le sujet de la prochaine leçon.
- En ligne, avec Comfy Cloud. La documentation le dit simplement : rien n'est installé sur ta machine, il n'y a rien à télécharger. ComfyUI tourne sur les cartes graphiques de Comfy. C'est payant au-delà de quelques essais offerts.
Au premier lancement, Comfy Desktop te pose d'ailleurs la question : Comfy Cloud, ou installation sur cette machine. Et la page de téléchargement l'assure : les workflows créés dans Desktop fonctionnent dans Comfy Cloud sans conversion.
Ce que la suite t'apporte
La prochaine leçon, gratuite elle aussi, répond à la question qui décide de tout : ton ordinateur suffit-il ? Tu sauras lire ta carte graphique en deux minutes.
Ensuite, la formation passe à la pratique :
- installer Comfy Desktop sur Windows, macOS ou Linux, et vérifier qu'il voit ta carte graphique ;
- générer ta première image, et savoir où ranger chaque fichier de modèle ;
- choisir un modèle selon sa qualité, sa mémoire vidéo et sa licence ;
- réussir des photos réalistes, les agrandir et les retoucher ;
- réparer les erreurs courantes : modèle manquant, nœud absent, mémoire pleine ;
- piloter ComfyUI depuis Claude Code avec un petit script ;
- respecter les règles : licences, droit à l'image, mention des contenus générés.
Sources
Pages officielles consultées le 19 octobre 2026 :
- Dépôt officiel de ComfyUI : graphe de nœuds, licence GPL-3.0, workflow rechargé depuis une image PNG
- Text to Image Workflow : rôle de chaque nœud du workflow de base, espace latent, étapes
- Comfy Desktop, vue d'ensemble : choix entre Comfy Cloud et installation locale au premier lancement
- Téléchargement de Comfy Desktop : mêmes workflows en local et sur Comfy Cloud